
D’aussi loin que je me souvienne, j’ai dansé depuis ma plus tendre enfance (danses traditionnelles et folkloriques) et, comme le disait ma mère : « cet enfant (moi) a dansé avant de marcher ». Mais le tango est entré dans ma vie de manière inattendue il y a 14 ans.
Ce que j’aime lorsque je danse le tango, c’est que je peux être moi-même, prêt à échanger des pensées, des émotions ou même une aura. Cela peut parfois donner l’impression d’être exposé, mais toujours d’une manière rassurante. Le plus beau dans le tango, c’est l’interaction entre les partenaires sur la piste et la façon dont nous communiquons pendant la tanda.
C’est cette même interaction que je recherche lorsque je suis DJ derrière les platines — mais, dans ce cas, l’échange se fait entre moi et tous les danseurs. Ce que j’essaie de faire, et le défi que je me lance, c’est de capter les instants, les signes, les expressions des danseurs, ou même, si possible, de ressentir l’énergie sur la piste afin de l’harmoniser avec la tanda suivante.
Enfin, j’ai une multitude de morceaux de tango à partager qui méritent d’être entendus et qui n’attendent qu’à être dansés — et je me demande toujours comment ils pourraient être interprétés à travers l’art de la danse.
Mes préférences, tant comme DJ que comme danseur, vont à l’Âge d’Or. Orchestres favoris : Biagi, Donato, Troilo, Pugliese, D’Arienzo…
Comment les gens décrivent ma musique : Séduisante, intense, rythmée, fluide… Impossible de rester assis !
ILIAS

